Motion thématique

Une région qui répare, une région qui protège

Au service d’objectifs sociétaux, un parti politique est d’abord et avant tout une organisation humaine.  Les Ecologistes se distingue par sa démocratie interne, riche de débats et de choix soumis à  l’approbation de ses membres ; or, trop souvent, ceux-ci se transforment en dissensus et mise en  concurrence génératrice de tensions. 

Un mouvement politique ne peut être durable sans militant.es qui puissent s’y engager sereinement,  s’y épanouir et y rester dans le temps. Aujourd’hui, notre parti est confronté à un important turn-over  militant qui fragilise nos collectifs, épuise nos forces vives et limite notre capacité à construire des  campagnes et des stratégies sur le moyen et long terme. 

Confluences affirme que la vitalité de notre parti, avec la discussion comme centrale dans notre  fonctionnement, passe par le strict respect d’un cadre respectueux et sans concession face aux  éventuelles dérives. 

CYCLES DE FORMATION

Trop souvent, nos élu.es à des fonctions internes ou publiques sont seul.es face à des situations de  conflits. Pour les accompagner au mieux, nous mettrons en place des cycles de formation prompts à  leur permettre de prévenir et réparer ces situations, mais aussi à créer des cercles de discussion  entre formé.es : 

  • Communication non violente ;
  • Animer un collectif militant ;
  • Repérer et prévenir les VSS : reconnaître les discriminations liées aux origines, la couleur  de peau, la religion ; lutter contre les LGBT-phobies, les handophobies etc. ;
  • Processus de signalement au pôle régulation 

Des responsabilités électives entraînent souvent une position hiérarchique à laquelle on est peu  préparé, vis-à-vis de ses camarades. 

Les questions ne sont pas seulement managériales. C’est une posture très inconfortable parce qu’elle  n’a pas été anticipée dans un parcours politique. Aussi, nous proposerons aux secrétaires  départementaux et régionaux, aux élu.es dans les différentes assemblées territoriales de se former  à la « fonction employeur » 

MEDIATION RENFORCEE : 

Lorsque des dissensions apparaîtront au sein du Conseil politique régional, de son bureau, ou lorsque  nous serons saisi.es d’une situation problématique dans une des structures de la région, nous serons  réactif.ves et proposerons immédiatement une médiation, qui pourra, dans les cas les plus avancés,  accompagner vers le pôle de régulation national, afin de prévenir l’aggravation des conflits. 

De la même manière, nous préparerons les retours parmi nous et de leurs différents groupes des  personnes qui ont été suspendues temporairement. 

GARANTIR LE BIEN-ÊTRE DES SALARIE.ES DU PARTI : 

Si les cadres du parti sont dans une situation managériale inédite, les collaborateur.ices et salarié.es  sont confronté.es à une sollicitation permanente, une porosité entre espaces de sociabilité,  engagement militant et professionnel. Trop souvent, les salarié.es, pris.es dans des conflits de  loyauté, n’osent pas dire les limites tant elles sont difficiles à identifier. 

L’écologie politique ne peut pas, en son sein, être créatrice de maltraitance et de souffrance, elle doit  garantir un cadre de travail respectueux.

Aussi, nous mettrons à disposition des salarié.es francilien.nes des espaces de parole auto-gérés. Nous mettrons en œuvre une évaluation externe des conditions de travail des salarié.es du régional  et suivrons ses préconisations et lancerons une grande consultation des salarié.es et collaborateurs  à l’échelon territorial, pour affiner notre connaissance et les pistes de résolution, en lien avec les  associations dédiées (ACEVA , FEVE … ). 

Prévenir, diagnostiquer, limiter les effets, accompagner, réparer tous nos écosystèmes,  naturels comme humains sont nos maîtres-mots. Nous en ferons des actes !